Mont Washington

Depuis quelques semaines déjà que je n’étais pas allé m’amuser dans les Montagnes Blanches au sud de la frontière… Malgré mes nombreuses visites, je n’avais jamais encore gravi le Mont Washington… Le temps est venu!
Le moment le plus difficile de l’aventure est toujours le départ de la maison… Les enfants qui me regardent avec leurs petits yeux comme si je partais pour 1 mois! Mais non, papa revient demain après-midi!


Donc, jeudi soir vers 19h00, en route vers le stationnement à la base du sentier que je prévois emprunter pour faire mon ascension. La température annoncée semble favorable, avec un dégagement pendant la nuit et un réchauffement de la température. À mon arrivée, une faible neige flotte dans l’air et les nuages couvrent les sommets. Quand j’arrive à la base des montagnes, je me sens toujours intimidé par ces géants. La noirceur, le froid et le vent viennent confirmer que ces terrains peuvent parfois être hostiles… C’est la montagne qui décide, on ne peut la vaincre, il faut s’y adapter. Avoir les bons équipements est essentiel. Comme je serai en solo cette fois, je devrai traîner plus d’équipement pour être en sécurité. Les crampons et un piolet s’ajoutent à mon matériel de base en raison des sentiers qui risquent d’être extrêmement glacés. Je traînerai avec moi près de 13 livres de matériel, hydratation et nutrition.
Vers 22h30, je m’installe confortablement dans mon sac de couchage en attendant qu’il soit 4h30…

Le jour se lève…
Au réveil, environ 2cm de neige fraîche recouvre mon pare-brise, le ciel est couvert et il tombe une fine pluie. Tout le matériel est prêt, il ne me reste qu’à partir. Je débute la randonnée à la lueur de ma lampe frontale. Une mince couche de neige cache les plaques de glace au sol, ce qui rend la course sans crampons assez périlleuse. J’opte donc pour la sécurité et j’enfile mes crampons Hillsound Trail. Les 2 premiers kilomètres sont en légère montée, avec peu de difficultés techniques.

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Le jour se lève…

Par la suite, la pente s’accentue graduellement et je me retrouve devant un mur de glace au 4ième kilomètre, avec près de 400m vertical à gravir sur 1km. Cette section m’emmène rapidement au-dessus du couvert nuageux et la vue est incroyable avec le lever du soleil. Le ciel est maintenant rempli de couleurs. Tout à coup, la montagne ne m’intimide plus. Je me sens bien, ici, maintenant. Les conditions sont parfaites, les crampons s’accrochent dans la glace et je grimpe rapidement jusqu’à la zone alpine.

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Au-dessus des nuages, le ciel rempli de couleurs

Après environ 1h15, j’arrive au refuge « Lake of the clouds », avec le sommet du mont Washington bien en vue. Il semble tout près malgré les 2 kilomètres qu’il reste à parcourir avant de l’atteindre. Les conditions changent de manière drastique, le vent se lève et le froid est mordant. Le sentier se transforme en un immense territoire rocheux ou il est difficile de progresser rapidement.

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Territoire parfois hostile, terrain rocheux. Mont Monroe en arrière plan. L’ombrage du géant sur les nuages.

 

Ici, c’est la montagne qui dicte le rythme à adopter. D’un cairn à l’autre, je me dirige vers le sommet avec le soleil qui pointe à l’horizon. Alors que je cours, je prends le temps d’admirer les paysages à couper le souffle qui s’étendent à 360 degrés. En haut, les sommets rocailleux et dénudés, en bas l’ombrage de ceux-ci sur une mer de nuages blancs. Le ciel, pour sa part, se présente en différents tons de bleu selon l’éclairage que le soleil lui apporte. Magnifique. Inspirant. Magique.

J’y suis maintenant, après avoir grimpé un peu plus de 1100m verticalement sur 8 km. Je prends le temps de changer mes vêtements afin d’être prêt à affronter le vent glacial qui sévit au sommet et sur la crête.

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Au sommet!

Le froid est tellement mordant que je perds les sensations au bout des doigts juste le temps de mettre des vêtements secs. Bien couvert avec mon manteau et mes pantalons en duvet, je repars sur la chaîne Présidentielle vers le mont Jefferson, qui sera aussi mon point de retour vers la base.

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La chaîne Présidentielle en arrière plan, dans l’ordre, Mt Clay, Mt Jefferson et Mt Adams.

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Encore quelques kilomètres à contempler le panorama et j’entreprends la descente rapide vers la base. Après 3h45, 21.1km et 1800m de dénivelé positif, je suis de retour à mon point de départ.

Le vidéo de mon aventure sur Youtube

Itinéraire :
Ascension par Ammonoosuc Ravine trail
Crawford Path jusqu’au sommet
Gulfside trail et Mount Clay loop jusqu’à Mont Jefferson
Retour par Gulside trail
Descente par Jewell trail

Voici le matériel utilisé pour la rando-course :
Souliers Salomon Spikecross 3 CS
Sac à dos Salomon Trail 20 contenant :
Manteau et pantalon en duvet / Chandail long en Merino / Gants coupe vent / Bas de rechange
Crampons d’alpinisme et piolet à glace / Crampons Hillsound trail
1.5 litres d’eau / 3 sachets Brix sirop d’érable / 4 compotes pomme en sachet
Caméra GoPro
Appareil de communication GPS Delorme Inreach
Trousse premiers soins et survie
Total 13 lbs de matériel

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Abominable Marathon

Samedi dernier avait lieu l’Abominable Marathon de raquettes Mammouth. J’en étais à ma troisième participation à cet évènement. Un accueil chaleureux et sympathique, une course bien organisée et une ambiance familiale caractérisent cette course qui devient peu à peu un incontournable de l’hiver!
Lors des 2 dernières éditions, nous n’étions que 5 ou 6 coureurs à prendre le départ.Cette année, 17 abominables marathoniens avaient répondu à l’invitation du directeur de course Gabriel Lemieux. Une belle gang de malades prêts à affronter l’hiver et la neige pour parcourir les 42km de sentiers sinueux et vallonnés longeant la rivière Montmorency et le Golf Royal Québec.
Ce matin, les conditions de sentiers sont idéales. Les pistes travaillées la veille ont durcies dans la nuit froide et les portions « single track », très empruntées par les marcheurs, sont aussi bien compactées. Ce sera une course rapide!
Dès les premiers kilomètres, je trouve mon rythme et je n’essaie pas de m’accrocher aux deux premiers, de toute manière, je sais qu’ils sont trop rapides pour moi. Mon objectif est de faire une course égale, sans trop ralentir, d’avoir du plaisir tout en mettant du kilométrage dans les jambes en vue des Ultras de l’été. Les paysages sont splendides et j’en profite pour faire quelques vidéos au passage. La rivière qui serpente la vallée nous guide vers la majestueuse Chute Montmorency, qu’on doit absolument prendre le temps d’admirer quelques secondes.
Après 16km, passage à la ligne de départ et ravitaillement avant d’entamer une boucle de 5km sur le Golf Royal Québec. Cette partie du parcours est plus roulante et me permet de reposer un peu les jambes avant de retourner longer la rivière une deuxième fois.
Retour à l’aire d’arrivée, 21 km de fait en 1h58m. Les bénévoles serviables m’aident à faire le plein et je repars aussitôt! On pèse sur « repeat » et on recommence!
Après avoir fait la première boucle à jaser avec le souriant Christian, je me retrouve seul pour la deuxième moitié du parcours. Je trouve un rythme confortable et constant qui me permettra d’arriver au bout de la course en pleine forme. Un cruel passage à l’aire d’arrivée au km 37 avant de faire la dernière boucle sur le Golf et la course sera bouclée! Je n’ai pas été contraint à marcher, je n’ai pas explosé et j’ai eu du plaisir tout au long de ma course. Ça fait du bien!
Au final, je termine en 4ième place en 4h10m. Une mention spéciale à Éric Drolet qui a bouclé le trajet en seulement 3h27m et à Florent Bouguin qui termine deuxième quelques minutes plus tard avec une raquette cassée dans les mains!

Pour voir le vidéo résumant ma course, c’est ici

Restez branché, je mettrai en ligne dans les quelques jours mon prochain vidéo, Aventures d’hiver. Un avant-goût est déjà sur ma chaîne Youtube, en cliquant ici

Bon visionnement!

 

 

Courir Découvrir Partager Inspirer

Depuis plusieurs années, je cours. Dans les 3 dernières année, je cours beaucoup, en montagne la plupart du temps. Parfois ce ne sont que de simples entraînements banals, mais souvent ces sorties se transforment en aventures. Au fil du temps et des saisons, je me suis rendu compte que le fait de pouvoir courir longtemps me permet de découvrir des paysages splendides et de vivre des émotions hors du commun. Que ce soit la distance parcouru, le temps passé à explorer les sentiers ou les conditions parfois extrêmes, il y a toujours un élément inconnu qui pimente l’aventure.

Ce nouveau projet dont je parlais, le voici: Courir. Découvrir. Partager. Inspirer.

Équipé de ma Gopro et parfois même d’un drone pour des prises de vue aériennes, je vous invite à vivre virtuellement avec moi ces aventures par l’intermédiaire de photos, vidéos et récits que je mettrai en ligne.

Que vous soyez un coureur aguerri, un coureur occasionnel, un sportif ou simplement un passionné de la vie, j’espère pouvoir vous inspirer à foncer et à vous dépasser dans ce qui vous passionne!

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Au plaisir de partager avec vous mes prochaines aventures!

À venir ce weekend, un Marathon de plus de 42km en raquettes à Québec…

Aventures d’hiver

Déjà deux mois que l’année est lancée et aucune mise à jour sur le site… Pourtant, plusieurs kilomètres d’aventure et d’exploration!
J’aime m’entraîner, j’aime être en forme, me dépasser. Courir en montagne est ma passion. Mais au-delà de tout ça, j’aime partager mes aventures avec vous, transmettre ma passion, en récits, photos et en vidéos, pour vous inciter à vous dépasser à votre tour. Je m’inspire de vous tous pour mes défis pour ensuite vous les partager, comme une roue qui tourne.
Un nouveau projet prend forme… Courir. Explorer. Découvrir. Partager. Inspirer
En attendant la sortie officielle de ce projet, voici un aperçu de mon début d’année 2016…
Même si l’hiver se fait discret jusqu’à maintenant, j’ai su ou aller pour le trouver.
Sutton
Le 4 janvier dernier, journée de rando-course en raquettes à Sutton. Il doit y avoir un micro climat, parce qu’à chaque fois que j’y vais il neige à plein ciel malgré un ciel clair chez moi!
Départ de la maison vers 5h00 pour arriver à temps pour un lever de soleil au sommet… que je ne verrai jamais parce qu’à Sutton, il neige!

Je veux tester mon matériel d’hiver en vue d’une longue journée dans les White Mountains prochainement. Je transporte donc un sac à dos avec 12 livres de chargement. Hydratation, nutrition, vêtements de rechange et matériel en cas d’urgence font partis du chargement.
Vers 6h30, je m’élance dans les sentiers avec ma fidèle partenaire canine. La température ressentie est de -31 C et environ 20cm de nouvelle neige recouvre les sentiers. Je progresse lentement vers le sommet du dos d’orignal et le jour tarde à se lever. Quel sentiment incroyable que d’être ici, seul dans l’obscurité, avec pour seul guide le faisceau de ma lampe frontale. J’aime ces moments, je les savoure pleinement. Je suis entouré par les sapins lourds de neige qui semblent être des fantômes immobiles dans la pénombre. La lumière du jour vient animer ce paysage magnifique qui se dessine progressivement. Comme j’arrive au sommet, le ciel s’éclairci et me laisse profiter de la vue sur la vallée. Ma compagne à quatre pattes se porte bien malgré le froid intense. Elle est avec moi et c’est tout ce qui compte pour elle!

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Il faut avancer, pas de temps à perdre sinon le froid pourrait gagner sur nous. Aussitôt que j’arrête quelques minutes pour me ravitailler, le froid me paralyse instantanément! Je redescends donc rapidement vers la voiture pour éviter les engelures. Mieux vaut être prudent, la montagne sera toujours là!
Pendant le reste du mois de janvier, j’ai mis l’emphase sur le dénivelé positif plutôt que la distance. L’objectif était de faire au moins un entraînement de 1000m de D+ avec un total de 2000m par semaine.
White Mountains
Fin janvier. Aller courir dans les montagnes blanches, c’est une aventure en soi. En montagne, les conditions climatiques changent rapidement et il faut jouer de prudence, surtout en hiver. Départ le jeudi soir en direction du stationnement Crawford Notch pour une nuit au froid dans le camion bien enveloppé dans mon sac de couchage. Le réveil est prêt pour 4h00 afin d’aller jouer dans les montagnes… Au lever, il fait froid et chaque petite action est plus difficile… Partir le brûleur, faire un bon café chaud et réconfortant, préparer le déjeuner, s’habiller, tout ça prend normalement 30 minutes… Pas ce matin à -20 C! Aujourd’hui c’est 1h15 qu’il nous aura fallu avant d’être prêt à partir. Le plan de la journée est d’aller jusqu’au sommet du mont Washington et de faire demi-tour, pour un total d’environ 34km.

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Il faut respecter la montagne, c’est elle qui décide, et ce matin, elle nous force à rebrousser chemin au sommet du mont Eisenhower. Nous sommes bien équipés, mais les conditions extrêmes nous poussent à être prudents. Tout va bien, sauf mes pieds… Je ne sens plus mes orteils. Je crains des engelures comme l’an dernier dans ces mêmes montagnes. Sur ce dernier sommet, les vents soufflent très fort et la température ressentie est de -40 C. Nous devons rebrousser chemin pour ne pas se mettre à risque. Nous avons quand même parcouru 18km et 2000m de dénivelé positif… La montagne sera toujours là et je reviendrai lorsqu’elle sera plus accueillante!

Pour le vidéo de la journée, c’est ici

 

Février en vrac
Un autre mois parfait pour faire du dénivelé. Rougemont a été mon terrain de jeux. Le froid, la glace et la neige ne m’ont pas empêché de monter à répétitions le chemin qui mène vers la croix. Parfois, plutôt que de parcourir plusieurs kilomètres de sentiers, j’aime enchaîner plusieurs fois la même ascension. Je trouve des repères dans cette monotonie, je me perds dans mes pensées pour y puiser ma motivation. Aussi, ça travaille la force mentale, celle qui nous fait continuer dans les moments plus difficiles d’un ultramarathon. Trois, quatre, cinq reprises… Un vendredi matin glacial, 6 répétitions. 34km et 2000m d’ascension verticale. Quand on pense que le corps en a assez, il faut continuer. Il reste de l’énergie. Lily me regarde avec ses grands yeux bruns, elle est prête à continuer. Mon meilleur entraînement cette année.

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Pour la suite de la saison, il y a le marathon de raquettes Mammouth le 12 mars prochain. J’en serai à ma troisième participation. 42km à courir en raquette, ça aussi c’est bon pour la force mentale!

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Et bientôt, l’annonce officielle de mon nouveau projet… Restez branché!