Ironman Vs Ultramarathon

À l’aube du weekend Ironman à Tremblant, il m’est venu l’idée de comparer l’épreuve du Ironman à celle d’un ultramarathon de 80km en sentiers avec 2500m de dénivelé positif. Laquelle est la plus difficile?

Évidemment, cette analyse n’a rien de scientifique! Elle est plutôt fondée sur mes propres expériences et capacités personnelles.

À quelques minutes près, je mets le même temps pour franchir la ligne d’arrivée des deux épreuves d’endurance, d’où l’idée de comparer le niveau de difficulté.

Tout d’abord, voyons ou j’en suis dans un ultramarathon après chaque épreuve du IM.

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Il me faut en moyenne 58 minutes pour franchir les 3.8km de la natation. Au même moment d’un ultramarathon, j’ai environ 10km de parcourus.

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Je boucle les 180km de vélo en 5h30, temps total avec les transitions d’environ 6h35. Lors d’un ultramarathon, j’ai environ 50km dans les jambes à ce moment.

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La dernière étape, celle du marathon, est complétée en 3h45 et le chronomètre s’arrête à 10h29, soit environ 3 minutes de plus que lors de mon dernier ultramarathon de 80km en 10h26.

Il est évident que le niveau de difficulté de chaque Ironman peut être différent, tout comme les ultramarathons. Pour avoir pris part à 5 IM différents, la différence de temps est négligeable, soit pas plus de 30 minutes d’écart pour la même distance. Pour un ultratrail, gardons en tête un parcours standard de 80km avec 2500m de dénivelé positif.

Maintenant que la question du temps est réglée, reprenons à la base, celle de la préparation.

Il est évident que la logistique de préparation d’un IM est beaucoup plus complexe, sans compter l’investissement financier plus élevé. Il faut avoir les bons équipements, conjuguer avec les horaires de la piscine, avoir le bon positionnement pour le vélo et trouver le temps pour s’entraîner dans les 3 disciplines. Il faut être entouré de gens compréhensifs!

 

En ce qui concerne l’entraînement, je mettais en moyenne 11 heures par semaines pour les 3 disciplines avec des périodes de pointes à 18-20 heures par semaine. Pour préparer un ultratrail, je m’entraîne en moyenne 8 heures par semaine et les plus chargées sont d’environ 10h30, pour 80 à 120km par semaine.

Maintenant, il n’y a pas que le temps et la préparation qui compte. Les plus grandes embûches surviennent le jour de la course! En effet, c’est lors de cette journée qu’un écart se creuse entre le niveau de difficulté de ces deux épreuves d’endurance qui nous font repousser nos limites.

Au niveau physique, la difficulté est semblable. À titre d’exemple, ma fréquence cardiaque moyenne lors des deux épreuves est similaire, soit autour de 148 bpm. Le nombre de calories dépensées est aussi semblable, soit près de 8000 calories. Par contre, le fait de combiner les 3 épreuves en triathlon permet de travailler différents muscles. Lors d’un ultramarathon, le même mouvement est répété, ce qui amplifie la difficulté.

À mon avis, la plus grande différence se trouve sur le plan mental et psychologique. En sentiers, pas de milliers de spectateurs pour encourager à chaque passage ou transition, ni de centaines de coureurs à dépasser ou à croiser. Il n’est pas rare de se retrouver seul pendant plusieurs heures et il faut surmonter les difficultés en se fiant à soi-même. Personne n’est présent pour remonter le moral dans le creux de la vague. Mais c’est aussi ce qui fait la beauté du trailrunning!

 

Voici donc ma conclusion :

Il s’agit de deux sports d’endurance qui nous permette de repousser nos limites. Il ne faut pas prendre à la légère la préparation qu’ils demandent ni sous-estimer leur difficulté.

L’Ironman est plus difficile à préparer en raison de la gymnatisque d’horaire et de l’investissement en temps et argent qu’il demande.

D’un autre côté, l’ultramarathon en sentiers est plus accessible et convivial, mais, selon moi, l’arche d’arrivée est plus difficile à rallier que celle de l’Ironman.

Bon entraînement et Bonne course à tout ceux qui seront à Tremblant dimanche!

 

 

 

 

 

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