Courir Découvrir Partager Inspirer

Depuis plusieurs années, je cours. Dans les 3 dernières année, je cours beaucoup, en montagne la plupart du temps. Parfois ce ne sont que de simples entraînements banals, mais souvent ces sorties se transforment en aventures. Au fil du temps et des saisons, je me suis rendu compte que le fait de pouvoir courir longtemps me permet de découvrir des paysages splendides et de vivre des émotions hors du commun. Que ce soit la distance parcouru, le temps passé à explorer les sentiers ou les conditions parfois extrêmes, il y a toujours un élément inconnu qui pimente l’aventure.

Ce nouveau projet dont je parlais, le voici: Courir. Découvrir. Partager. Inspirer.

Équipé de ma Gopro et parfois même d’un drone pour des prises de vue aériennes, je vous invite à vivre virtuellement avec moi ces aventures par l’intermédiaire de photos, vidéos et récits que je mettrai en ligne.

Que vous soyez un coureur aguerri, un coureur occasionnel, un sportif ou simplement un passionné de la vie, j’espère pouvoir vous inspirer à foncer et à vous dépasser dans ce qui vous passionne!

Voici où aller pour me suivre:

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Au plaisir de partager avec vous mes prochaines aventures!

À venir ce weekend, un Marathon de plus de 42km en raquettes à Québec…

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Aventures d’hiver

Déjà deux mois que l’année est lancée et aucune mise à jour sur le site… Pourtant, plusieurs kilomètres d’aventure et d’exploration!
J’aime m’entraîner, j’aime être en forme, me dépasser. Courir en montagne est ma passion. Mais au-delà de tout ça, j’aime partager mes aventures avec vous, transmettre ma passion, en récits, photos et en vidéos, pour vous inciter à vous dépasser à votre tour. Je m’inspire de vous tous pour mes défis pour ensuite vous les partager, comme une roue qui tourne.
Un nouveau projet prend forme… Courir. Explorer. Découvrir. Partager. Inspirer
En attendant la sortie officielle de ce projet, voici un aperçu de mon début d’année 2016…
Même si l’hiver se fait discret jusqu’à maintenant, j’ai su ou aller pour le trouver.
Sutton
Le 4 janvier dernier, journée de rando-course en raquettes à Sutton. Il doit y avoir un micro climat, parce qu’à chaque fois que j’y vais il neige à plein ciel malgré un ciel clair chez moi!
Départ de la maison vers 5h00 pour arriver à temps pour un lever de soleil au sommet… que je ne verrai jamais parce qu’à Sutton, il neige!

Je veux tester mon matériel d’hiver en vue d’une longue journée dans les White Mountains prochainement. Je transporte donc un sac à dos avec 12 livres de chargement. Hydratation, nutrition, vêtements de rechange et matériel en cas d’urgence font partis du chargement.
Vers 6h30, je m’élance dans les sentiers avec ma fidèle partenaire canine. La température ressentie est de -31 C et environ 20cm de nouvelle neige recouvre les sentiers. Je progresse lentement vers le sommet du dos d’orignal et le jour tarde à se lever. Quel sentiment incroyable que d’être ici, seul dans l’obscurité, avec pour seul guide le faisceau de ma lampe frontale. J’aime ces moments, je les savoure pleinement. Je suis entouré par les sapins lourds de neige qui semblent être des fantômes immobiles dans la pénombre. La lumière du jour vient animer ce paysage magnifique qui se dessine progressivement. Comme j’arrive au sommet, le ciel s’éclairci et me laisse profiter de la vue sur la vallée. Ma compagne à quatre pattes se porte bien malgré le froid intense. Elle est avec moi et c’est tout ce qui compte pour elle!

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Il faut avancer, pas de temps à perdre sinon le froid pourrait gagner sur nous. Aussitôt que j’arrête quelques minutes pour me ravitailler, le froid me paralyse instantanément! Je redescends donc rapidement vers la voiture pour éviter les engelures. Mieux vaut être prudent, la montagne sera toujours là!
Pendant le reste du mois de janvier, j’ai mis l’emphase sur le dénivelé positif plutôt que la distance. L’objectif était de faire au moins un entraînement de 1000m de D+ avec un total de 2000m par semaine.
White Mountains
Fin janvier. Aller courir dans les montagnes blanches, c’est une aventure en soi. En montagne, les conditions climatiques changent rapidement et il faut jouer de prudence, surtout en hiver. Départ le jeudi soir en direction du stationnement Crawford Notch pour une nuit au froid dans le camion bien enveloppé dans mon sac de couchage. Le réveil est prêt pour 4h00 afin d’aller jouer dans les montagnes… Au lever, il fait froid et chaque petite action est plus difficile… Partir le brûleur, faire un bon café chaud et réconfortant, préparer le déjeuner, s’habiller, tout ça prend normalement 30 minutes… Pas ce matin à -20 C! Aujourd’hui c’est 1h15 qu’il nous aura fallu avant d’être prêt à partir. Le plan de la journée est d’aller jusqu’au sommet du mont Washington et de faire demi-tour, pour un total d’environ 34km.

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Il faut respecter la montagne, c’est elle qui décide, et ce matin, elle nous force à rebrousser chemin au sommet du mont Eisenhower. Nous sommes bien équipés, mais les conditions extrêmes nous poussent à être prudents. Tout va bien, sauf mes pieds… Je ne sens plus mes orteils. Je crains des engelures comme l’an dernier dans ces mêmes montagnes. Sur ce dernier sommet, les vents soufflent très fort et la température ressentie est de -40 C. Nous devons rebrousser chemin pour ne pas se mettre à risque. Nous avons quand même parcouru 18km et 2000m de dénivelé positif… La montagne sera toujours là et je reviendrai lorsqu’elle sera plus accueillante!

Pour le vidéo de la journée, c’est ici

 

Février en vrac
Un autre mois parfait pour faire du dénivelé. Rougemont a été mon terrain de jeux. Le froid, la glace et la neige ne m’ont pas empêché de monter à répétitions le chemin qui mène vers la croix. Parfois, plutôt que de parcourir plusieurs kilomètres de sentiers, j’aime enchaîner plusieurs fois la même ascension. Je trouve des repères dans cette monotonie, je me perds dans mes pensées pour y puiser ma motivation. Aussi, ça travaille la force mentale, celle qui nous fait continuer dans les moments plus difficiles d’un ultramarathon. Trois, quatre, cinq reprises… Un vendredi matin glacial, 6 répétitions. 34km et 2000m d’ascension verticale. Quand on pense que le corps en a assez, il faut continuer. Il reste de l’énergie. Lily me regarde avec ses grands yeux bruns, elle est prête à continuer. Mon meilleur entraînement cette année.

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Pour la suite de la saison, il y a le marathon de raquettes Mammouth le 12 mars prochain. J’en serai à ma troisième participation. 42km à courir en raquette, ça aussi c’est bon pour la force mentale!

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Et bientôt, l’annonce officielle de mon nouveau projet… Restez branché!

Magnifiques Montagnes Blanches

Une autre aventure qui débute dans l’obscurité la plus totale. Ce sont mes favorites. Le réveil, voire le début de ma course, a lieu à l’heure où presque tout le monde dort. Je pourrai profiter de la solitude dans la montagne.

Cette fois ci, je devrai me lever plus tôt afin de combler les 3 heures qui me séparent des majestueux sentiers de la White Mountain National Forest au New Hampshire avant l’aurore.

2h30 AM, il est temps de me lever. J’avais tout préparé la veille question de gagner du temps, mais aussi pour être certain de ne rien oublier car à cette heure matinale, je suis un peu distrait… D’ailleurs, je devrai me rappeler de mettre le café dans la cafetière parce qu’une tasse d’eau chaude, ça goûte pas grand chose! Une fois le vrai café coulé, je suis prêt à partir…

Un peu plus de 3 heures se sont écoulées et c’est sous le faisceau de ma Petzl que je complète les derniers préparatifs. Répartition de la nutrition/hydratation, des vêtements de rechange et dernier regard sur la carte du parcours et de mon kit survie 48h dans mon sac Ultimate Direction PB. Il est d’ailleurs rempli à bloc, j’ai prévu des vêtements secs pour parcourir la crête une fois au sommet. Je compte faire environ 35km avec 1500m de dénivelé positif, soit l’ascension aller-retour du Mont Bond à partir de l’accueil Lincoln woods.

Les 8 premiers kilomètres sont très faciles, il s’agit en fait d’une ancienne voie ferrée qui longe la rivière Pemigewasset. Il y a quelque chose d’unique à courir dans la noirceur, surtout lorsque le sentier est inconnu et qu’une affiche « Bear country » annonce la présence massive d’ours dans le secteur… Chaque petit craquement devient suspect et comme les yeux ne peuvent faire leur travail en raison de l’obscurité,  tous les autres sens sont aiguisés et à l’affût du moindre détail. Le ciel commence à s’éclaircir une fois cette première section complétée. Par chance car ce qui s’en vient, en plus de l’ascension, est une partie assez technique, avec beaucoup de roches et de traversée de rivières.

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Quelques rivières croisent mon chemin

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Je dois prendre le temps de m’arrêter pour admirer ce qui m’entoure

Pendant les 6 prochains kilomètres, je vais gravir environ 1000m de dénivelé…. de quoi faire brûler les cuisses! Le sentier est parfois en lacets et me donne l’oportunité de courir. À d’autres moments, ce sont des escaliers rocheux abrupt qui s’élèvent devant moi. Je suis certainement le premier à emprunter ces sentiers aujourd’hui à voir la centaine de toiles d’araignées que je me suis pris en plein visage! Au fil des kilomètres, le paysage commence à changer. Les grands arbres feuillus font place à de petits conifères et le sentier s’éclairci de plus en plus. Me voilà maintenant en zone alpine, avec un dernier mur qui se dresse devant, dernier obstacle me séparant de l’arête tant attendue. C’est pour elle que je suis venu ici. J’ai hâte de courir avec cette vue à 360 degrés sur ces majestueuses Montagnes Blanches.

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À plus de 1000m d’altitude, débute la zone alpine

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Un dernier mur avant l’arête tant attendue

 

Au sommet, la température change drastiquement. Mon t-shirt et mon coupe vent détrempés ne sont plus d’aucune utilité. Un changement s’impose et j’opte alors pour un chandail technique manches longues et mon manteau en duvet léger pour me protéger des éléments. Le vent souffle fort et le sommet est givré. Le mélange de neige et de pluie glaciale m’incite à ne pas m’éterniser au sommet. Si j’y reste, les risques d’hypotermie sont réels, je redescend donc rapidement sur l’arête, 200m plus bas, où le temps est plus clément. J’ose imaginer ce à quoi doit ressembler le sommet, à 1432m d’altitude, lors d’une tempête hivernale. Si je veux refaire cette course en hiver, je devrai être bien équipé!

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Courir sur l’arête, un moment que j’attendais avec impatience

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Sommet glacé

Après avoir parcouru la crête à deux reprises, je suis rassasié pour la journée et je peux entreprendre prudemment la descente technique qui me ramènera à mon point de départ. Quelle journée exceptionnelle… L’esprit de la course en montagne à son meilleur… Une autre aventure prend fin que je suis déjà préparer la prochaine visite dans ces Montagnes Blanches… Des partants pour le Mont Washington la semaine prochaine?

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Un aperçu cartographique de la journée

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Profil du parcours

Un peu de tout

Premièrement, félicitations à tous les coureurs qui ont pris part à une des distances de l’UTHC hier. J’étais inscrit à cette course depuis le mois d’octobre dernier, mais nous avons décidé, ma conjointe et moi, d’agrandir la famille et le petit Léo a vu le jour le 9 septembre.

Un nouveau membre dans la famille...

Un nouveau membre dans la famille…

C’est donc dans le confort de mon salon que j’ai suivi avec intérêt tous les athlètes que je connais de près ou de loin. Félicitations pour vos performances inspirantes. Ce n’est pas le temps qui compte, mais bien le dépassement personnel!

Par contre ce n’est pas l’arrivée du nouveau membre de la famille qui m’a empêché d’être dans les sentiers à l’heure du départ de l’UTHC! Immédiatement après le biberon de 4h30, j’ai laissé le reste de la famille dormir et je suis allé, moi aussi, courir dans les sentiers à la frontale! Courir tôt le matin est un des meilleurs moyen que j’ai trouvé pour concilier famille et entraînement. Quelle sensation magique que d’être seul dans l’obscurité, à la lueur de ma lampe Petzl.

À la lueur de ma frontale

Les sentiers m’appartiennent, la montagne est mienne. Tous mes sens s’éveillent pour guider mes pas dans le faisceau lumineux devant moi. Peu à peu, le jour se pointe et la noirceur fait place à un merveilleux levé de soleil lors de mon deuxième passage au sommet du Mont-St-Hilaire.

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La récompense pour m’être levé tôt

Je m’arrête un instant pour profiter de ce moment privilégié, alors que la banlieue dort encore.

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La banlieue dort encore

Il est maintenant le temps de redescendre pour rentrer à la maison, cafés chauds à la main et ainsi apprécier le réveil du reste de la famille.

Ce qui s’en vient

Avec l’arrivée de bébé qui était prévue le 11 septembre, j’ai mis l’UTHC de côté (ce n’est que parti remise…!) et j’ai mis le cap sur le 80km du Bromont Ultra, qui aura lieu le 12 octobre prochain. La préparation va bon train et je me sens d’attaque pour cette course.

Samedi prochain, je prendrai le départ d’un Ultratrail de 50km lors du Tour du massif des falaises à Prévost dans les Laurentides. Cette course n’était pas prévue au calendrier, mais ce sera une belle course préparatoire en vue du Bromont Ultra 80km. Les sentiers techniques et le fort dénivelé (4000m au total) du parcours mettront à l’épreuve mon niveau de forme actuel.

À suivre…

Ultramarathon vs Vitesse

Depuis le mois de janvier, j’ai parcouru plus de 2500 km et monté plus de 70000 mètres verticalement dans différents sentiers du Québec. Évidemment que la vitesse n’est pas le focus de mon entraînement, le temps total à courir est plus important. En général, le pace tourne autour de 6 minutes au kilomètres dans les sentiers, mais cela ne m’importe peu, je cours au gré des difficultés techniques et du dénivelé. Je n’hésite pas non plus à m’arrêter quelques instants afin de profiter des paysages qui s’offrent à moi.

La beauté des paysages en montagne...

La beauté des paysages en montagne…

Mais voilà que ce matin, je regardais des statistiques de mes entraînements des dernières années, remontant même jusqu’en 2011, année où j’ai fait une de mes meilleures performances en course à pied. J’étais parvenu à boucler le 10km en 35m04s, soit une moyenne de 3m30s/km. En 2013, je réussissais mon meilleur temps sur demi marathon, en 1h19m59s, soit 3m46s/km en moyenne, performance que je considère équivalente à mon temps sur 10km.

Lors de ma meilleure performance sur 10km, Baie-St-Paul 2011

Lors de ma meilleure performance sur 10km, Baie-St-Paul 2011

Mon programme d’entraînement était certainement plus axé sur la vitesse pour réussir à améliorer mes temps d’année en année. Intervalles courts, intervalles longs, courses tempo… Maintenant, les côtes dictent l’intensité de mes entraînements. Le travail est plus musculaire et j’ai certainement gagné en puissance. J’ai habitué mon corps aux longues distances, il est devenu endurant, je peux courir longtemps, mais est-ce que je suis encore capable de courir vite?

Pour répondre à la question, je dois arrêter de regarder mes statistiques des années précédentes et aller courir!

Je garderai la montagne pour demain et j’irai tester mes jambes. J’enfile mes souliers de course pour la route (que je boude depuis quelque temps!) et je vais courir sur le bitume!

Le plan est simple, courir 2 x 5km, sans me mettre dans le rouge, tempo. Comme ça, je pourrai voir ce qu’il me reste de vitesse dans les pattes, sans m’hypothéquer pour le reste de la semaine.

Tout de suite, je me sens à l’aise et j’adore retrouver cette sensation de vitesse. Les jambes tournent bien et ma foulée est dynamique. Je progresse rapidement sur la route et les kilomètres défilent un après l’autre, sans que je ne me sente à bloc… c’est facile! Le premier 5km est terminé, 3m55s/km en moyenne. Ça fais longtemps que je n’ai pas flirté avec des paces semblables…reste à voir ce qui me reste dans les jambes pour le deuxième 5km… Après 3km de récupération, c’est parti pour un autre 5km tempo. Encore une fois, je suis surpris de la facilité avec laquelle je peux courir sous la barre du 4 minutes au kilomètre, je n’ai pas perdu tant que ça en vitesse…mes jambes se souviennent comment courir vite! Un deuxième 5km satisfaisant, au même rythme que le premier…

Je peux donc retourner aux plaisirs des sentiers sans crainte!

Marcher avant de courir…100 milles!

Lorsque j’ai décidé, il y a environ 1 an, que je mettais de côté le triathlon pour me consacrer seulement à la course à pied, je savais que je devrais y aller une étape à la fois vers ma quête de l’ultramarathon. Tout comme je l’ai fait pour la distance Ironman en triathlon, je ne pourrai certainement pas courir un 100 milles à ma première saison! Je devrai apprendre progressivement en passant par les autres distances…

La distance d’entrée pour l’ultramarathon est de 50km. Depuis juin dernier, j’ai parcouru la distance à 3 reprises. Je me sens prêt pour la prochaine étape, courir 80 kilomètres. Je me suis donc inscrit au 80km du Bromont Ultra, qui se tiendra le 12 octobre prochain.

Afin d’optimiser ma préparation, je suis allé faire une reconnaissance du parcours samedi dernier. La différence majeure entre un entraînement de ce genre et une course organisée est le soutien tout au long du parcours. En effet, aucune station de ravitaillement pour faire le plein en nutrition et hydratation. Je devais tout traîner sur moi pour la totalité de la distance. C’est donc avec mon sac Ultimate Direction rempli que j’ai débuté la journée. J’ai pris d’assaut les sentiers du mont Brome vers 7h30 avec comme objectif de courir 50km / 1500m D+. Dès les premières minutes, je sens dans mes jambes que la journée sera longue… Peut-être que les 3 dernières semaines à courir plus de 100km/sem en montagne sont en train de me rattraper… Mais voilà qu’après une heure à courir, les bonnes sensations reviennent… signe qu’il ne faut jamais se décourager… ( il me semble que ce n’est pas la première fois…) Le corps s’adapte à la progression que je lui impose et il faut lui laisser le temps de se réchauffer!

Normalement, j’ai l’habitude de faire ce genre d’entraînement en solo, mais aujourd’hui, j’aurai 2 coureurs qui m’accompagneront sur les 30 derniers kilomètres. Merci à David et Stéphane d’avoir rendu cette journée moins difficile, ça fait toujours du bien de savoir qu’on est pas seul à souffrir!

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Mes partenaires pour la journée

Les sentiers sont superbes et me permettent de courir à un bon rythme. Quelques sections techniques et d’autres plus roulantes pour reprendre de la vitesse. Des montées progressives et d’autres plus abruptes, sentiers larges et singletrack s’enchaînent à tour de rôle. Franchement, les sentiers de Bromont offrent un équilibre parfait! Les kilomètres défilent et je ne vois pas le temps passer. En fait, je n’ai eu aucune difficulté particulière pendant l’entraînement. Je me sens fort.

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On vérifie les cartes du parcours… (Photo David Moore)

Je constate que l’hydratation et la nutrition font partie intégrante de la stratégie de course d’un ultramarathon. Je commence à connaître mes besoins nutritionnels et je me suis assuré d’être constant; du liquide aux 15 minutes et du solide aux 45 minutes. Les barres Fruit2 font vraiment l’affaire pour moi.

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La vue panoramique… Récompense après l’ascension!

 

Voici le lien Strava pour voir cet entraînement. Au total, 5h20 de course pour 51.6km et près de 1800m de D+. J’en apprends davantage à chaque fois et je suis très satisfait de cet entraînement!

Depuis le début de la saison, j’accumule les kilomètres et l’expérience. Chaque longue sortie devient de moins en moins difficile. Je constate que plus la distance augmente, plus il faut être minutieux dans la stratégie de course. Plus la distance est longue, plus les erreurs sont coûteuses. Les 3 points majeurs sont le pacing, la nutrition et l’hydratation. Partir au bon rythme est le point sur lequel je devrai travailler pour être efficace en situation de course…

Encore de bons entraînements à venir dans ma préparation pour BromontUltra!

Retour en arrière, la suite…

Dans mon dernier article, je disais qu’après mon abandon au Estrie50, j’étais prêt à faire face à de nouveaux défis. La prochaine course au calendrier était le Québec Mega Trail, une course de 25km/1000m D+ au Mont-Ste-Anne. Je n’ai fait aucune préparation spécifique pour cette course, il s’agissait plutôt d’un bon entraînement intense dans de nouveaux sentiers. Le défi auquel je me préparais était pour la semaine suivante…

Comme aucun ultramarathon ne cadrait dans mon horaire pour juillet, j’ai décidé de m’en organiser un moi-même… Orford serait mon terrain de jeux. Après avoir minutieusement étudié la carte des sentiers du parc national du Mont Orford, je me suis organisé un parcours d’environ 50km/2000m D+, faisant le tour du parc en entier. Un itinéraire à la fois diversifié et exigeant! Je prévois parcourir la distance en solitaire et en autonomie complète.

Vers 8h00, je prends le départ de ma « course », direction du secteur Stukeley. Les premiers kilomètres sont relativement plats et peu techniques… Je prends le temps de savourer chacun des kilomètres en me souvenant l’objectif de cette journée: Avoir du plaisir à courir longtemps! Après environ 10km, mon itinéraire me mène dans un sentier équestre pour les 8 prochains km… Je me rends rapidement compte que ce sentier n’existe que sur la carte! Je me retrouve alors dans une forêt assez dense où je n’ai comme seul repère de minuscules panneaux avec un cheval aux 20-25 mètres… Douloureux souvenir du Estrie50, mais je progresse quand même au travers de tous ces arbres, foin, bouette et racines… Après une trentaine de minutes dans cette section, je regarde sur ma montre Suunto et je constate que je n’ai parcouru que 3,5km sur les 8 qui me séparent du prochain sentier… Par contre, rendu où j’en suis, rien ne vaut rebrousser chemin, je suis mieux de progresser et de surmonter cet obstacle… Car dans un Ultra, il y en aura de toute façon! Quelques dizaines de minutes plus tard, je retrouve un sentier et la route 220 qui me mènera vers la prochaine section.

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Premier point de vue, km 25

À partir de maintenant, le dénivelé sera de la partie, mais je sais aussi que les points de vue en vaudront la peine. Avec environ 24km dans les jambes, j’entame l’ascension du mont Chauve, par les sentiers de l’Estrie. Il s’agit d’une montée d’environ 5km qui me mènera au sommet de cette montagne. De très beaux sentiers, juste assez technique qui me permettent de garder un bon rythme. Je me sens bien, vivant, libre, reconnaissant de pouvoir profiter de ces moments particuliers en courant. La blessure n’a pas refait surface et je sais maintenant que tout est possible pour le reste de la saison.

 

Quand je cours, j’adore les moments d’euphorie qui apparaissent après une trentaine de kilomètres. Ce sentiment d’invulnérabilité qui m’envahie et me permet de continuer plus loin… Évidemment, parfois, il y a aussi des bas… mais pas aujourd’hui!

Je me fait plaisir sur les 5 km qui mèneront au pied du mont Chauve en prenant de la vitesse. J’ai l’impression de survoler les sentiers, quel plaisir! Étrangement, je ne ressens aucune fatigue, autant physiquement que mentalement. Je crois que l’élément « plaisir » y est pour beaucoup! Aucun stress, je ne fais que vivre le moment présent à fond!

J’arrive au pied du sentier des Crêtes avec 34km au compteur. Seul problème, je n’ai plus une goutte d’eau. Je fais donc un détour de 3km vers le chalet du camping du lac Stukeley pour un ravitaillement. Je n’avais pas pensé une journée de 34 degrés sous le soleil dans mes prévisions… Peu importe, je n’avais aucun autre choix que d’aller me ravitailler. J’en profite pour manger un peu, heureusement que j’avais pensé mettre un « ziploc » de chips dans mon sac… je n’en peu plus du sucre!!! Lorsqu’on prévois une course autonome, il faut penser à tout!

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Au sommet des crêtes, 43km de parcouru

De retour au pied des Crêtes, 37km de parcouru jusqu’à maintenant. Environ 13km et 800m D+ à venir… la portion facile! De toute façon, j’ai du fun et je profite de ma journée! En plus, il s’agit de la plus belle section, avec des points de vue à couper le souffle. Une belle ascension où je prends le temps de prendre quelques photos et de d’apprécier le panorama qui s’ouvre devant moi en courant sur les crêtes. Le pic de l’ours et le pic de la roche fendue sont vraiment exceptionnels pour pratiquer le trailrunning. Encore une fois, je me sens privilégié de pouvoir y courir. J’apprécie chaque instant passé dans cette montagne, la dernière descente approche et je savoure les derniers kilomètres de cette aventure.

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Une section technique parmi tant d’autres…

Curieusement, il n’y a eu aucun moment de baisse d’énergie ou de découragement tout au long du périble. Aucun obstacle mental à franchir, seulement le physique à gérer… si toutes les courses pouvaient se dérouler de cette façon!

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Vue panoramique sur 360 degrés

Après 5h39 de course et un peu plus de 48km, je regagne mon point de départ, avec le sentiment d’avoir réussi… Un ultramarathon en solo…pourquoi pas! Et ce ne sera pas le dernier!

Prochaine aventure ce week-end, où j’irai tester le parcours du Bromont ultra. L’objectif sera de courir les 50 premiers kilomètres samedi matin… à suivre!